Sexe
- Une proportion similaire de Canadiennes (6,4 %) et de Canadiens (6 %) déclarent avoir été victimes de violence physique ou sexuelle infligée par un partenaire actuel ou ancien entre 2004 et 2009. Les femmes rapportent cependant une violence plus grave et plus souvent répétitive.1 Source: ESG 2009
- En 2009, les femmes représentaient plus de 80 % des victimes de crimes de violence conjugale rapportés à la police au Canada comme au Québec.2, 3 Source: DUC 2 Statistique Canada et DUC2 - MSP
- En 2007, les hommes représentaient 85 % des auteurs présumés de crimes commis dans un contexte conjugal rapportés à la police au Québec.4 Source: DUC 2 - MSP
- Au cours des 30 dernières années, le taux d’homicides sur une conjointe est demeuré de trois à quatre fois plus élevé que le taux observé chez les hommes.5 Source: EH
Prévalence à vie de la violence conjugale chez les femmes
Dans l’Enquête sur la violence envers les femmes réalisée en 1993, vingt-neuf pour cent (29 %) des Canadiennes (25 % des Québécoises) ont rapporté avoir été victimes d'au moins une agression physique ou sexuelle de la part d'un partenaire actuel ou précédent depuis l'âge de 16 ans.6 Source : EVEF 1993
Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui s'appuie sur 48 enquêtes de population réalisées dans le monde, de 10 % à 69 % des femmes ont été agressées physiquement par un partenaire intime de sexe masculin à un moment de leur vie.7
Âge
- Au Québec, en 2009, près de quatre victimes sur dix de violence conjugale rapportée à la police étaient âgées de 18 à 29 ans.3 Source: DUC 2 - MSP
- Dans l’Enquête sociale générale de 2009, les personnes de 25 à 35 ans étaient trois fois plus susceptibles de rapporter avoir été victimes de violence conjugale que les personnes âgées de 45 ans et plus.1 Source: ESG 2009
- Au Canada, entre 1998 et 2007, le taux de conjointes de 15 à 24 ans tuées par leur partenaire était trois fois supérieur au taux de toutes les femmes victimes d’un homicide aux mains de leur conjoint.2 Source: EH
- Au cours de l’année 2009-2010, les femmes âgées entre 25 et 34 ans présentaient le taux le plus élevé d’hébergement dans les refuges pour femmes violentées au Canada.8 Source: EMH 2009-2010
Enfants exposés à la violence conjugale
Prévalence de l'exposition des enfants à la violence conjugale
Il est difficile d’établir la prévalence de l’exposition des enfants à la violence conjugale, principalement en raison des différentes réalités auxquelles peut référer cette exposition et qui diffèrent selon les études. De plus, les chercheurs suggèrent que les taux de prévalence de l’exposition des enfants à la violence conjugale sont des estimations prudentes, car les parents auraient tendance à minimiser ou sous-estimer dans quelle mesure leurs enfants sont conscients ou témoins de la violence qu’ils subissent.9, 15
- Dans l'Enquête sociale générale de 2004, 40 % des femmes agressées par leur conjoint ont rapporté que des enfants avaient vu ou entendu cette violence. Beaucoup d’enfants avaient été témoins d’agressions particulièrement graves contre leur mère, puisque dans la moitié des incidents auxquels ils ont été exposés, celle-ci avait été blessée et dans la moitié, elle avait craint pour sa vie.15 Source: ESG
- Dans 15 % des homicides-suicides commis dans un contexte conjugal par un conjoint de sexe masculin au Canada entre 1961 et 2003, ce dernier a fait d'autres victimes en plus de la conjointe, dont la majorité (71 %) était des enfants (152 enfants).10 Source: EH
- En 2009, au Québec, 551 mineurs ont été victimes de violence lors d’événements de violence conjugale rapportés à la police. Les victimes mineures faisaient principalement partie de la famille de l’auteur présumé : 62 % étaient son enfant, 11 % sa belle-fille ou son beau-fils.3 Source: DUC 2 – MSP
- Au Canada, en 2008, 52 % des établissements d’hébergement offraient des programmes aux enfants exposés à la violence conjugale.2 Source: EMH 2007-2008
- Au Canada, le 16 avril 2008, près de la moitié des femmes victimes de violence conjugale avaient été admises dans un établissement d’hébergement avec leurs enfants.2 Source: EMH 2007-2008
Violence entre conjoints de même sexe
- Dans l’Enquête sociale générale de 2009, les gais ou lesbiennes étaient deux fois plus susceptibles que les hétérosexuels de déclarer avoir été victimes de violence physique ou sexuelle infligée par un partenaire.1 Source: ESG 2009
- Dans l’Enquête sociale générale de 2009, les personnes bisexuelles étaient quatre fois plus susceptibles que les hétérosexuels de déclarer avoir été victimes de violence physique ou sexuelle infligée par un partenaire.1 Source: ESG 2009
- Les hommes sont plus susceptibles que les femmes d'être victimes de violence de la part d'un partenaire du même sexe. Au Québec, en 2007, 14 % des victimes masculines de violence conjugale rapportée à la police ont été agressées par une personne du même sexe, contre 1 % des victimes féminines.4 Source: DUC2 - MSP
Autochtones
- Dans l’Enquête sociale générale de 2009, la proportion de femmes autochtones qui se sont dites victimes de violence conjugale physique ou sexuelle (15 %) était le double de celle des femmes non autochtones (6 %).11 Source: ESG 2009
- Dans l’Enquête sociale générale de 2009, les femmes autochtones étaient deux fois plus susceptibles (34 %) de se dire victimes de violence psychologique ou d’exploitation financière que ne l’étaient les femmes non autochtones (17 %).11 Source: ESG 2009.
Personnes ayant des limitations
- Dans l’Enquête sociale générale de 2009, 8 % des personnes qui ont dit avoir une limitation d’activités ont rapporté avoir été victimes de violence conjugale physique ou sexuelle, comparativement à 6 % des personnes sans limitation.1 Source: ESG 2009
Grossesse
- Au Canada, 31 % des mères victimes de violence conjugale physique ou sexuelle, interrogées dans le cadre de l’Enquête sur l’expérience de la maternité, ont été agressées durant la grossesse. Dans 82 % des cas, l’auteur des actes de violence savait que la femme était enceinte.12 Source: EEM
- Au Québec, 10 % des mères interrogées dans le cadre de l’Enquête sur l’expérience de la maternité ont rapporté avoir subi un ou plusieurs actes de violence dans les deux dernières années.12 Source: EEM
Famille, type d’union et durée de la relation
- Il y a, au Canada, trois fois plus de violence conjugale physique ou sexuelle au sein des couples vivant en union libre que dans les couples mariés.1 Source: ESG 2009
- Au Canada, les conjoints membres de familles recomposées sont trois fois plus à risque d'être agressés par leur partenaire que les conjoints de familles intactes ou sans enfants.1 Source: ESG 2009
- Au Canada, les taux de violence sont trois fois plus élevés dans les relations qui durent depuis trois ans ou moins que dans les relations qui durent depuis plus de 10 ans.13 Source: ESG 2004
- Le tiers (34 %) des femmes qui ont été victimes de violence pendant leur relation ont déclaré que la violence était plus grave ou plus fréquente après la séparation.14 Source: ESG 2004
- Entre 2000 et 2009 au Canada, le quart (25 %) des homicides conjugaux impliquaient un conjoint séparé ou divorcé.5 Source : EH
Violence psychologique et exploitation financière
Mesure de la violence conjugale au moyen de l'Enquête sociale générale
Dans l’Enquête sociale générale, la violence conjugale est définie par les actes suivants: menacer de violence; pousser, empoigner ou bousculer; gifler; donner des coups de pied; mordre; frapper; battre; étrangler; menacer à l'aide d'une arme à feu ou d'un couteau; ou forcer à se livrer à une activité sexuelle. Il est à noter que des questions sur la violence psychologique et l’exploitation financière font également partie de l’enquête, mais celles-ci n’entrent pas dans le calcul global de proportion de victimes de violence conjugale.1
- Dans l’Enquête sociale générale de 2009, près de 70 % des victimes de violence physique ou sexuelle ont déclaré avoir aussi subi de la violence psychologique ou de l’exploitation financière, ou les deux.1 Source: ESG 2009
- Dans l’Enquête sociale générale de 2004, 61 % des femmes qui avaient été victimes de violence psychologique sous forme de dommages intentionnels à leurs biens personnels avaient également été victimes de violence physique ou sexuelle infligée par un conjoint.15 Source: ESG 2004
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